Trois formules, trois prix, trois niveaux d'exclusivité. Un beat en stock est proposé à 100 DT, un remake de 200–350 DT et une production originale à partir de dès 450 DT. Ce dernier montant est un point de départ, pas un plafond : une prod sur mesure complexe monte au-delà. Voici comment choisir sans payer pour ce dont vous n'avez pas besoin.
Les trois formules, et ce qu'elles changent pour vous
| Formule | Prix | Ce que vous obtenez | Pour qui |
|---|---|---|---|
| Beat en stock | 100 DT | Un instrumental déjà composé, choisi dans un catalogue existant | Poser vite un titre, tester un morceau, publier sans gros budget |
| Remake | 200–350 DT | Un instrumental recomposé à partir d'une référence que vous apportez | Un morceau dont vous connaissez déjà la direction sonore |
| Production originale | dès 450 DT | Une composition écrite pour votre morceau, avec allers-retours | Un single travaillé, un projet identitaire, un EP |
La différence de prix ne reflète pas une différence de qualité sonore : elle reflète le temps de composition et le degré d'exclusivité. Un beat en stock est excellent — il n'est simplement pas écrit pour vous, et il peut être utilisé par d'autres.
Le beat en stock : la meilleure entrée, à condition de comprendre l'exclusivité
À 100 DT, le beat en stock est ce qui permet à un artiste de sortir un titre sans immobiliser un budget. Le catalogue existe déjà, vous écoutez, vous choisissez, vous enregistrez dessus.
Le point à comprendre avant de payer est l'exclusivité. Un instrumental de catalogue peut, selon les termes, être cédé à plusieurs artistes. Deux morceaux différents peuvent alors reposer sur le même fond. Ce n'est pas un défaut caché, c'est le modèle même du stock — et c'est ce qui rend le prix accessible.
Les questions à poser avant d'acheter : le beat reste-t-il disponible pour d'autres après ma sortie ? Que se passe-t-il si le morceau marche fort ? Puis-je racheter l'exclusivité plus tard, et à quel prix ? Réglez-les par écrit, pas oralement.
Le remake : ce que c'est, et ce que ce n'est pas
Un remake consiste à recomposer un instrumental dans l'esprit d'une référence que vous apportez : même énergie, même famille de sonorités, même tempo approximatif. Le producteur rejoue et réarrange ; il ne copie pas.
C'est une nuance juridique, pas une nuance artistique. Reprendre l'enregistrement d'origine, une boucle extraite ou une mélodie identifiable expose à une réclamation, y compris automatique sur les plateformes de streaming, et peut faire retirer votre titre ou détourner ses revenus. Un remake honnête s'inspire d'une direction ; il ne reproduit pas une œuvre.
La fourchette de 200 à 350 DT s'explique par la complexité : nombre d'instruments à reconstruire, arrangements, changements de structure, allers-retours demandés.
La production originale : quand elle vaut son prix
À partir de 450 DT, la production originale est un travail de composition mené pour votre morceau. Elle se justifie dans trois cas.
- Vous construisez une identité sonore. Sur un EP ou un album, la cohérence entre les titres devient un actif, et le stock ne la donne pas.
- Le morceau porte un enjeu. Un single de lancement, un titre destiné à une campagne ou à un placement mérite l'exclusivité.
- Votre écriture demande une structure particulière. Un pont, un changement de tempo, une respiration à un endroit précis : cela se compose, cela ne se choisit pas dans un catalogue.
À l'inverse, si vous cherchez à publier régulièrement pour exister, le stock à 100 DT est plus rationnel : mieux vaut quatre titres publiés qu'une prod originale jamais finie.
Du beat au titre publié : la chaîne complète
- Choisir l'instrumental — stock, remake ou original, selon l'enjeu du morceau.
- Écrire et poser — l'enregistrement de la voix se fait en studio, avec un ingénieur.
- Mixer — équilibrer la voix et l'instrumental, corriger, donner de la place.
- Masteriser — préparer le fichier final pour la diffusion.
- Distribuer — envoyer aux plateformes avec les métadonnées et la pochette.
Le beat n'est donc qu'un poste sur cinq. Un budget qui ne prévoit que l'instrumental s'arrête à mi-chemin. Pour la suite, le guide de l'enregistrement d'un titre couvre la prise de voix, et le guide mix et mastering la finition.