Un shooting photo se chiffre sur trois variables : le nombre de visuels finaux, la complexité de la mise en scène et le temps de retouche. Les formules DCB vont de 350 DT pour un besoin cadré à dès 1500 DT pour une production complète, avec une formule intermédiaire à 800 DT. Ce guide couvre les cinq besoins les plus courants — corporate, produit, packshot, lifestyle, studio et extérieur — pour vous aider à commander le bon.
Les cinq besoins, et ce qui les distingue
Cinq besoins reviennent, et ils ne se tournent pas de la même façon. Les trois premiers ont chacun leur guide dédié, parce que leur préparation et leurs livrables diffèrent réellement.
- Corporate et portraits d'équipe — la crédibilité : portraits, locaux, ambiance de travail. Voyez le guide du shooting corporate.
- Produit en situation — l'envie : un décor, une lumière travaillée, un usage raconté. Voyez le guide de la photo produit.
- Packshot — l'identification : fond neutre, cadrage constant, travail de série pour un catalogue. Voyez le guide du packshot.
- Lifestyle — des personnes utilisent le produit dans un contexte réel. Le format le plus efficace en publicité et le plus exigeant en organisation : modèles, lieu, et accord écrit sur le droit à l'image.
- Studio ou extérieur — le studio donne le contrôle (lumière constante, aucun aléa météo, session qui tient dans le temps prévu) ; l'extérieur donne le contexte et la variété, au prix des repérages, des déplacements et de la dépendance à la lumière du jour.
Ce qui fait varier le prix, dans l'ordre d'impact
- Le nombre de visuels finaux retouchés. C'est la variable la plus directe. Retoucher trente photos coûte plus que d'en retoucher huit, même si le tournage a duré autant.
- La préparation. Un packshot sur fond neutre se met en place une fois. Une scène lifestyle demande repérage, accessoires, parfois casting.
- Le lieu. Le studio est prévisible. L'extérieur ajoute déplacement, autorisations éventuelles et créneaux de lumière.
- Le nombre de personnes. Chaque personne à photographier ajoute du temps de mise en place, pas seulement du temps de prise.
- Le niveau de retouche. Une correction colorimétrique et un nettoyage sont standards. Un détourage précis, une composition ou une retouche produit poussée sont un autre métier.
Ce qui ne fait pas beaucoup varier le prix : demander plusieurs cadrages du même sujet pendant la session. Tant que la lumière est en place, multiplier les angles coûte peu — c'est au moment de la retouche que le compteur tourne.
Choisir sa formule
| Formule | Prix | Typiquement adaptée à |
|---|---|---|
| Starter | 350 DT | Un besoin cadré : une série de packshots, quelques portraits, un premier jeu de visuels produit |
| Growth | 800 DT | Un volume plus large ou plusieurs types dans la même session : produit et corporate, studio et extérieur |
| Pro | dès 1500 DT | Une production complète : mise en scène, plusieurs lieux, volume important de visuels retouchés |
La bonne méthode consiste à partir du nombre de visuels dont vous avez réellement besoin et de l'usage prévu, pas d'une durée. « Une journée de shooting » ne dit rien de ce que vous recevez ; « vingt packshots détourés et six visuels d'ambiance » se chiffre et se compare.
Préparer sa session pour ne pas perdre d'heures
- Apportez une liste précise des visuels attendus, avec l'usage de chacun. Une image de bandeau de site et une vignette de fiche produit ne se cadrent pas pareil.
- Préparez les produits : propres, sans étiquette de prix, sans trace de doigt. Le nettoyage sur place coûte du temps de studio.
- Prévoyez les tenues pour un corporate, et un plan B si quelqu'un est absent.
- Rassemblez trois à cinq images de référence. Montrer vaut mieux que décrire.
- Réglez le droit à l'image par écrit avant la prise, dès que des personnes apparaissent — en particulier pour un usage publicitaire.
- Décidez qui valide et combien d'allers-retours sont prévus, avant la session.
Le studio se réserve aussi à l'heure si vous préférez tourner vous-même : le guide de location du studio créatif détaille les formules horaires et les packs.
Livrables, droits et usages
Trois points à cadrer avant de payer, et ils sont trop souvent laissés à l'oral.
Les fichiers. Vous devez recevoir les visuels retouchés dans une définition adaptée à l'impression et une version optimisée pour le web. Une image de 8 Mo posée sur un site le ralentit — un sujet traité dans le guide des Core Web Vitals.
Les droits d'usage. Faites préciser par écrit ce que vous pouvez faire des images : site, réseaux sociaux, publicité payante, affichage, impression. Un usage publicitaire non prévu au moment du tournage se renégocie ensuite, et coûte plus cher.
Les fichiers sources. Demandez si les prises non retenues restent disponibles et pendant combien de temps. Un besoin apparaît souvent six mois plus tard.
Si le besoin est de la vidéo verticale plutôt que de la photo, le guide des Reels publicitaires traite ce format à part.